chateau la serre
LE CHARME DISCRET DE LA TRADITION.

Le château La Serre est l'un de ces très anciens domaines saint-émilionnais dont l'origine historique se confond avec celle du patrimoine du clergé.

Le lieu dit "Les Menuts", sur lequel est implanté le vignoble, rappelle en effet l'existence d'un de ces monastères, qui au 15ème siècle, commandaient des domaines viticoles.

On rapporte que les moines, en butte aux harcèlements incessants des pillards, étaient venus chercher refuge derrière les remparts de la ville, qui, aujourd'hui encore, abritent les vignes de La Serre.

Plus tard, le domaine passa aux mains de la famille de Labayme.

dans les rangs de vigne
Dans la lignée de celle-ci figuraient des jurats et des avocats au Parlement de Bordeaux et elle devait donner pas moins de cinq maires à la commune, entre 1541 et 1728.
C'est d'ailleurs à Romain de Labayme, Sieur de Lasserre, que l'on doit la construction, au 17ème siècle, de la belle demeure qui, à travers ses murs épais, continue d'offrir un panorama unique sur la vallée de la Dordogne

Inspirateur du long travail de rénovation entrepris à La Serre à la fin des années 1970, Luc d'Arfeuille est parvenu à placer la production de son vignoble dans le peloton de tête des Grands crus classés de Saint-Emilion.

Les 7 hectares de terre argilo-calcaire qui composent le vignoble de La Serre sont assis sur d'anciennes carrières de pierre.

En absorbant l'eau en hiver et en la restituant en été, ce substrat rocheux joue un rôle de régulateur hydrique et la vigne affiche, toutes saisons confondues, une belle couleur verte.

Pour Luc d'Arfeuille, la réussite d'un grand vin de terroir repose sur deux notions fondamentales.

En premier lieu, la maîtrise des rendements constitue la pierre angulaire d'un raisonnement qui vise à rechercher la qualité optimale de la récolte.

L'âge élevé du vignoble (plus de 30 ans) et la nutrition très parcimonieuse des sols constituent les arguments d'une limitation naturelle.

Malgré la vigueur des nouveaux clones et en dépit des aléas climatiques, les interventions traditionnelles (taille, ébourgeonnage...) suffisent en général à contenir les rendements dans les limites souhaitées.

L'éclaircissage n'intervient qu'en dernier recours, en cas de retard avéré de maturation, sur certaines parcelles.

En second lieu, le type de vin recherché ne doit pas excéder le potentiel du terroir, sous peine d'une déperdition d'harmonie et d'équilibre. L'extraction est mesurée à l'aune des possibilités intrinsèques du millésime.

L'équilibre ainsi obtenu est conforté par un passage minutieusement dosé en barriques.

Un séjour de 15 à 18 mois en fûts renouvelées à raison de 30 à 35% par an permet d'obtenir un boisé idéalement fondu.

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